En attendant les programmes à la présidentielle, nous prenons le taureau par les cornes et osons lancer ce débat !
Dispute annuelle d’automne et d’hiver en France. Elle éclate chaque année au bureau, en copropriété, en famille, au bureau : faut il couper le chauffage la nuit et le week end, ou le laisser tourner en baissant la température ?
Chaque camp a ses certitudes. Les partisans de l’arrêt : « chauffer des pièces vides, c’est jeter l’argent par les fenêtres ». Les partisans du maintien : « relancer un bâtiment froid consomme plus que ce qu’on a économisé, tout le monde sait ça ».
Bonne nouvelle : la physique tranche une bonne partie du débat, la loi française a déjà tranché le reste au degré près (bonne nouvelle…?).
La réponse fine dépend de votre bâtiment, de son isolation et de son poids. Ce que les deux camps oublient toujours. Voici l’article à ressortir à chaque dispute, sources officielles à l’appui.
1. Deux idées simples qui règlent le débat
Première idée : plus un bâtiment est chaud, plus il perd de chaleur. Un bâtiment chauffé fuit en permanence, par ses murs, ses fenêtres, son toit et l’air qu’il renouvelle. Et cette fuite a un moteur : l’écart entre la température intérieure et la température extérieure. Un bureau à 19 degrés quand il en fait 5 dehors perd sa chaleur à travers 14 degrés d’écart ; le même bureau à 16 degrés ne fuit plus qu’à travers 11 degrés d’écart, soit environ un cinquième de pertes en moins, à chaque heure. Pour l’illustrer : le bâtiment est un seau percé (la ventilation), et le niveau d’eau, c’est la température. Plus le seau est rempli, plus les fuites débitent. Maintenir 19 degrés toute la nuit pour personne, c’est garder le seau à ras bord pour arroser le trottoir. La conséquence est directe, et l’ADEME la chiffre : chaque degré en moins, c’est environ 7% de consommation de chauffage en moins [3]. Baisser gagne, toujours.
Deuxième idée : la relance du lundi ne coûte pas plus cher, c’est un mythe. L’argument du camp du maintien semble frappé au coin du bon sens : remonter tout un bâtiment froid, cela doit bien engloutir ce qu’on a économisé ? Non, et voici pourquoi, sans aucune formule. La relance ne fait qu’une chose : remettre dans le bâtiment la chaleur qu’il a perdue pendant l’absence, ni plus, ni moins. Or un bâtiment qu’on a laissé refroidir a moins fui qu’un bâtiment maintenu au chaud, puisqu’il était plus froid, donc plus proche de la température extérieure, donc moins fuyard, c’est notre première idée. Il y a donc moins de chaleur à remettre qu’on n’en aurait dépensé à maintenir. Le pic de consommation du lundi matin impressionne, et c’est lui qui nourrit la légende ; mais c’est un sprint de 30 secondes qui remplace un marathon de 5 heures. Cela rembourse une dette réduite, là où le maintien paie un péage à chaque heure du week-end. Les thermiciens le démontrent rigoureusement en comparant les degrés heures des deux scénarios, ce cousin du degré jour unifié que nous avons présenté dans un précédent article [6] ; retenons la conclusion, qui vaut un premier théorème : baisser ou couper consomme toujours moins que maintenir.
À ce stade, un lecteur pressé conclurait : coupons tout, tout le temps. Ce serait aller trop vite. La question suivante, c’est : dans votre bâtiment à vous, couper a-t-il plus d’impact que baisser ? Pour y répondre proprement, ouvrons le capot une minute : les équations sont simples, et elles disent tout.
2. Pour les curieux : la démonstration en trois équations
Cette partie s’adresse à ceux qui veulent la preuve complète ; les autres peuvent la survoler et retrouver le fil à la partie suivante, ils ne perdront que le plaisir de la démonstration.
Première équation : la fuite.
La puissance de chauffage qu’un bâtiment réclame à chaque instant pour tenir sa température s’écrit, et c’est la base du dimensionnement de tout chauffage selon la norme européenne en vigueur [7] :
Pertes = G × (Tint − Text)
Tint est la température intérieure, Text la température extérieure, et G le coefficient de déperdition du bâtiment, exprimé en kilowatts par degré d’écart : un seul nombre qui résume la qualité de l’enveloppe, murs, vitrages, étanchéité et ventilation comprises. Un bâtiment bien isolé a un G petit, une passoire a un G énorme (et d’ailleurs son DPE sera G, ce qui est un hasard !). Les lecteurs de notre épisode sur l’isolation reconnaîtront un vieil ami : c’est ce même coefficient G que la première réglementation thermique française, celle de 1974, imposait déjà de limiter [5]. Appliquons la avec des chiffres ronds, que nous garderons jusqu’au bout : un bâtiment tertiaire de G = 2 kilowatts par degré, un week end à 5 degrés dehors. À 19 degrés dedans, l’écart est de 14 degrés et le bâtiment exige en permanence 2 × 14 = 28 kilowatts. À 16 degrés, l’écart tombe à 11 et la demande à 22 kilowatts : trois degrés de réglage, plus de 20% de puissance en moins, à chaque heure.
Deuxième équation : la consommation d’une période est une aire.
Puisque la fuite de chaque heure vaut G fois l’écart de température du moment, la chaleur perdue sur tout un week-end s’obtient en additionnant ces écarts heure par heure. Les thermiciens appellent cette somme les degrés heures : c’est l’aire comprise entre la courbe de la température intérieure et celle de la température extérieure [6][8]. D’où la formule de la période :
Énergie consommée = G × degrés heures de la période
Et voici l’argument qui tue le mythe de la relance, en toute rigueur. Comparons deux week-ends qui commencent au même point, vendredi 18 heures à 19 degrés, et finissent au même point, lundi 8 heures revenus à 19 degrés. Entre ces deux instants identiques, le bâtiment n’a ni gagné ni perdu de chaleur en stock : tout ce que le chauffage a fourni, relance du lundi comprise, a exactement compensé ce qui a fui. La consommation du cycle complet, c’est donc G fois l’aire, un point c’est tout. Or la courbe du week end réduit ou coupé est, à chaque instant, en dessous de la ligne droite du week end maintenu à 19 : son aire est forcément plus petite, donc sa consommation aussi. C’est un théorème, pas une opinion : relance comprise, baisser ou couper consomme toujours moins que maintenir. Sur notre exemple : maintien à 19, un écart de 14 degrés pendant 60 heures, soit 840 degrés heures et 1 680 kilowattheures ; réduit à 16, environ 660 degrés heures et 1 320 kilowattheures, un cinquième d’économie ; arrêt complet dans une version légère du même bâtiment qui glisse jusque vers 8 degrés, autour de 840 kilowattheures, la moitié du maintien. La relance du lundi est déjà comptée dans tous ces chiffres, puisque c’est le cycle entier que l’équation mesure.
Troisième équation : la vitesse de refroidissement. Reste à savoir jusqu’où descend un bâtiment coupé, et c’est ici qu’entre en scène la grandeur qui commande toute la partie suivante : la constante de temps, notée tau, définie par
tau = C ÷ G
où C est l’inertie du bâtiment, la chaleur stockée dans ses murs et ses dalles, et G toujours sa fuite. Chauffage coupé, la température ne tombe pas en ligne droite : elle glisse vers la température extérieure en ralentissant sans cesse, vite au début, interminablement à la fin, exactement comme un café brûlant refroidit vite puis tiédit sans fin ; tau mesure la lenteur de cette glissade, et cette notion d’inertie est si structurante que la méthode de calcul réglementaire française la prend explicitement en compte [8][9]. Un bâtiment léger et mal isolé, petit C et gros G, a un tau de quelques heures : coupé le vendredi, il rejoint presque la température extérieure avant le lundi. Un bâtiment massif et bien isolé, gros C et petit G, a un tau de plusieurs jours : coupé le vendredi, il n’a perdu que 4 ou 5 degrés le lundi matin. Tout le débat « couper ou baisser » tient dans ce seul nombre, et la partie suivante le traduit en langage courant.
3. Tout dépend de votre bâtiment : l’isolation change la réponse
Voici le chapitre que les deux camps de la dispute oublient systématiquement : la réponse n’est pas la même selon le bâtiment, et c’est l’isolation, alliée à l’inertie, qui fait la différence. Prenons deux bâtiments face au même week-end d’hiver, chauffage coupé le vendredi soir.
Le premier est une passoire légère, construction d’avant 1974, murs minces, simple flux, préfabriqué. Privé de chauffage, il se vide de sa chaleur comme un bol de soupe oublié sur la table : en quelques heures, sa température plonge, et le lundi matin, il fait presque aussi froid dedans que dehors. Dans ce bâtiment, l’écart entre couper et baisser est énorme. Le laisser descendre en chute libre économise beaucoup, bien plus qu’un réduit à 16 degrés qu’il faudrait activement soutenir tout le week-end tant il fuit. Mais la médaille a son revers : la remontée du lundi est longue et brutale, les murs glacés mettent des heures à se réchauffer, et les occupants du lundi matin le sentent. La passoire est le seul cas où le camp du « on coupe tout » a franchement raison sur l’énergie, et le seul où il en paie vraiment le prix en confort.
Le second est un bâtiment isolé et massif, murs épais et bien isolés, dalles de béton, construction récente ou rénovée. Privé de chauffage le vendredi, il se comporte comme un thermos : sa masse a stocké énormément de chaleur, son isolation l’empêche de fuir, et sa température glisse avec une lenteur remarquable, quelques degrés à peine d’ici le lundi. Nos lecteurs de l’épisode sur l’isolation reconnaîtront le duo à l’œuvre, celui de notre troisième équation : l’inertie C, la réserve de chaleur des murs, et le coefficient G, la fuite ; leur rapport, la constante de temps, est ici de plusieurs jours. Et dans ce bâtiment, voici le verdict qui clôt bien des disputes : couper ou baisser à 16, c’est exactement pareil. Coupé, il ne descendra de toute façon jamais jusqu’à 16 avant le lundi ; le thermostat réglé à 16 ne se déclenchera donc jamais ; les deux scénarios sont identiques au degré près. La grande dispute du vendredi soir y est, littéralement, sans objet. Le seul vrai gaspillage, dans un bâtiment isolé, c’est de maintenir 19.
Entre ces deux extrêmes, tous les bâtiments réels se placent quelque part sur l’échelle, et c’est pour cela qu’aucune réponse universelle ne circule dans les dîners : chacun a raison pour son bâtiment et tort pour celui du voisin. La passoire gagne gros à couper, le thermos ne gagne rien de plus qu’à baisser, et dans les deux cas, celui qui maintient 19 degrés tout le week-end perd. Au passage, on comprend aussi pourquoi le débat s’éteindra de lui-même avec les années : plus la France isole, plus ses bâtiments deviennent des thermos, et plus la question « couper ou baisser » perd son enjeu au profit de la seule qui compte, baisser à combien.
4. Ce que dit la loi : le débat est tranché par décret, au degré près
Voici maintenant la partie moins connue, y compris chez les professionnels. Le code de l’énergie ne se contente pas de fixer la fameuse limite des 19 degrés en occupation ; il réglemente aussi la température des locaux inoccupés.
L’article R. 241-26 du Code de l’Energie pose la base : dans les logements, bureaux, locaux d’enseignement et établissements recevant du public, la température moyenne de chauffage est limitée à 19 degrés en dehors des périodes d’inoccupation [1]. Et l’article R. 241-27 enchaîne, avec une précision que l’on croirait écrite pour trancher notre dispute : lorsque les locaux sont inoccupés pendant 24 à 48 heures consécutives, la limite descend à 16 degrés ; au-delà de 48 heures, elle tombe à 8 degrés [2]. Ces textes, hérités des chocs pétroliers et codifiés par le décret du 30 décembre 2015, sont toujours en vigueur [2].
Voilà la doctrine officielle complète
- Un week end ordinaire : la loi impose 16 degrés maximum.
- Un pont, des vacances, une fermeture : 8 degrés (en hors-gel).
Notez la subtilité : même pour les longues absences, la loi ne dit jamais zéro, elle dit 8. Ni éteindre, ni maintenir : baisser, beaucoup, mais pas jusqu’au gel. Ce plancher n’est pas une timidité, et la partie suivante explique ce qu’il protège.
5. Les trois pièges de l’arrêt total
Si baisser gagne toujours en énergie, trois réalités de terrain viennent malgré tout punir l’arrêt complet mal placé, et ce sont elles qui donnent, parfois, raison au camp du maintien.
Le piège de la pompe à chaleur. C’est la nuance moderne du débat, à l’heure où les PAC remplacent les chaudières à gaz. Prolongeons nos équations d’un facteur : la facture n’est pas l’énergie utile, c’est l’énergie utile divisée par le rendement de production. Une chaudière garde un rendement à peu près stable, l’équation du week-end reste donc vraie jusque sur sa facture. Une pompe à chaleur, non : son rendement, le COP, ce coefficient qui dit combien de kilowattheures de chaleur elle livre pour un kilowattheure d’électricité, se dégrade quand on lui demande de produire vite et fort à basse température extérieure, et beaucoup d’installations basculent alors sur une résistance électrique d’appoint qui chauffe trois fois plus cher [10]. Une relance brutale après un arrêt complet, c’est exactement ce scénario : l’aire économisée pendant l’arrêt peut se dissoudre dans le mauvais rendement de la remontée. Même prudence avec les émetteurs lents comme les planchers chauffants, qui demandent des heures. Avec ces équipements, le réduit modéré et progressif bat l’arrêt sec.
Le piège de la puissance. La relance ne coûte pas plus d’énergie, mais elle exige beaucoup plus de puissance d’un coup : il faut compenser les fuites et recharger les murs en même temps. Cette pointe du lundi matin peut dépasser la puissance souscrite du site, et les dépassements se paient, ou tout simplement excéder ce que la chaufferie sait fournir, et la remontée s’éternise. Moins on est descendu, plus la pointe est douce.
Le piège du froid qui abîme. Un local trop froid trop longtemps cesse d’économiser pour se dégrader. L’air chaud retient l’humidité ; quand les parois refroidissent, l’humidité se condense sur les points froids et les moisissures s’installent, avec les conséquences sur le bâti et la qualité de l’air que racontait notre dernier épisode. S’ajoutent le risque de gel des canalisations et l’inconfort de la reprise : dans une pièce aux murs froids, on a froid même quand l’air est remonté à 19, c’est l’effet de paroi froide, et les occupants compensent en poussant les consignes. Voilà ce que protège le plancher légal des 8 degrés.
6. Le tableau final, selon la durée et selon le bâtiment
Résumons la doctrine complète. Pour une nuit ou une journée d’absence : on baisse, on ne coupe pas ; l’ADEME recommande 19 degrés en occupation et 16 à 17 degrés la nuit [3]. Pour un week end : réduit franc à 16 degrés, c’est la loi autant que l’optimum, et dans un bâtiment bien isolé, c’est de toute façon équivalent à couper [2]. Pour une absence de plusieurs jours : réduit profond vers les 8 degrés réglementaires, un peu plus haut dans les bâtiments sensibles à l’humidité [2][3].
Et l’arrêt total ? Il ne garde d’intérêt réel que dans le cas qui cumule tout : bâtiment léger et mal isolé qui refroidit vite, émetteurs rapides, chaudière au rendement stable, absence longue, aucun risque de gel ni d’humidité. C’est le pavillon peu isolé aux convecteurs électriques, fermé pour les vacances. Partout ailleurs, et dans tout le tertiaire isolé, le réduit bien choisi fait aussi bien en énergie, et mieux en facture, en confort et en préservation du bâtiment.
7. La solution : ni éteindre, ni baisser. Programmer.
Reste la dernière difficulté, celle qui fait échouer les meilleures intentions : quand relancer ? Trop tôt, et l’on chauffe des heures pour personne, c’est le cas de l’immense majorité des bâtiments tertiaires, dont les horloges sont réglées avec une marge de précaution héritée du jour le plus froid de l’hiver dernier. Trop tard, et les occupants arrivent dans le froid, réclament des chauffages d’appoint, et la direction enterre le réduit pour dix ans.
C’est précisément le problème que les automatismes modernes ont résolu, et notre troisième équation dit comment : l’heure de relance idéale dépend de la constante de temps du bâtiment et de la température extérieure, deux grandeurs qui se mesurent. Une régulation évoluée, celle qu’exige le décret BACS pour les grandes installations tertiaires, apprend le tau réel du bâtiment, consulte la météo, et calcule chaque nuit l’heure exacte de redémarrage pour atteindre 19 degrés à la minute où les premiers occupants franchissent la porte ; c’est la fonction d’optimisation que la norme internationale sur les automatismes du bâtiment classe parmi les plus rentables, l’écart entre une gestion médiocre et une gestion performante se chiffrant en dizaines de pour cent sur l’énergie thermique [4][11]. Résultat : le réduit le plus profond et le plus long possible, sans une minute d’inconfort, et une heure de relance qui varie chaque jour au lieu d’être figée au pire cas. Le débat « éteindre ou baisser » est, au fond, un débat d’équipement pauvre : c’est parce qu’on ne disposait que d’un interrupteur qu’on se disputait entre tout et rien.
La conclusion tient en trois phrases, à ressortir à chaque dispute d’automne.
- Baisser gagne toujours contre maintenir, et le mythe de la relance ruineuse est faux : on ne remet que la chaleur perdue, et un bâtiment plus froid en a perdu moins.
- Couper, c’est mieux que baisser dans les bâtiments mal isolés, et se paie ailleurs en rendement, en humidité ou en confort : plus votre bâtiment est isolé, plus la question disparaît d’elle même.
- Et la vraie performance n’est ni dans l’interrupteur ni dans le statu quo : elle est dans l’automatisation qui donne à chaque heure de la semaine la température juste.
Un bâtiment bien piloté n’est jamais ni allumé ni éteint ; il est exactement à la température qu’exige le moment.
Sources
- Article R. 241-26 du code de l’énergie : limite moyenne de 19 degrés pour le chauffage des locaux d’habitation, d’enseignement, de bureaux ou recevant du public, en dehors des périodes d’inoccupation, Légifrance.
- Article R. 241-27 du code de l’énergie, issu du décret n° 2015-1823 du 30 décembre 2015 : limites de température moyenne de chauffage fixées à 16 degrés pour une inoccupation de 24 à 48 heures et à 8 degrés au delà de 48 heures, Légifrance.
- ADEME, recommandations sur les températures de chauffage (19 degrés en occupation, 16 à 17 degrés la nuit, réduit renforcé en absence prolongée) et ordre de grandeur d’environ 7 pour cent de consommation de chauffage par degré.
- Décret n° 2020-887 du 20 juillet 2020 modifié relatif au système d’automatisation et de contrôle des bâtiments non résidentiels (décret BACS), Légifrance ; fonctions de régulation et d’optimisation de relance définies par les normes européennes applicables à la gestion technique du bâtiment.
- Arrêté du 10 avril 1974 relatif à l’isolation thermique et au réglage automatique des installations de chauffage, Légifrance (première réglementation thermique française et coefficient G de déperdition).
- Physique du bâtiment : bilans en degrés heures et degrés jours unifiés, méthodes professionnelles de suivi des consommations (COSTIC, ADEME) ; voir notre article « Comprendre le degré jour unifié » sur foorier.fr.
- Norme NF EN 12831-1, Performance énergétique des bâtiments, méthode de calcul de la charge thermique nominale : déperditions proportionnelles à l’écart entre température intérieure et température extérieure de base.
- Normes NF EN ISO 52016 et 13790, calcul des besoins d’énergie pour le chauffage : bilans horaires et mensuels, prise en compte de l’inertie thermique et de la constante de temps du bâtiment.
- Méthodes de calcul réglementaires françaises Th-BCE et RE2020 (arrêté du 4 août 2021), CSTB : classes d’inertie thermique et comportement dynamique des bâtiments, Légifrance.
- ADEME, guides sur les pompes à chaleur : variation du coefficient de performance selon les conditions de fonctionnement et rôle de l’appoint électrique.
- Norme NF EN ISO 52120-1 (anciennement EN 15232), Contribution de l’automatisation à la performance énergétique des bâtiments : classes A à D des systèmes de gestion technique et gains associés, dont les fonctions d’optimisation de relance.
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