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  • Smart Buildings : au-delà des chiffres !

    Smart Buildings : au-delà des chiffres !

    Les Smart Buildings, ou Bâtiments Connectés ou encore Bâtiments Intelligents, comme leur nom l’indique, sont des bâtiments intégrant des technologies numériques, offrant une multitude d’usages pour les occupants, les gestionnaires et les investisseurs. Bien que les retombées financières soient souvent mises en avant pour justifier l’investissement dans les bâtiments intelligents, les retombées non financières sont également importantes et méritent d’être mises en lumière. Je vous propose donc d’explorer dans cet article, le panorama des inducteurs de retombées financières et surtout non financières liées aux bâtiments intelligents. Nous préciserons, par souci de simplicité, la dimension tertiaire ou résidentielle au besoin.

    Smart Buildings : au-delà des chiffres !

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    Bâtiments connectés : Les retombées financières

    Les retombées financières des bâtiments intelligents sont généralement plus faciles à mesurer et à quantifier que celles non financières. Ces retombées sont la conséquence immédiate des possibilités offertes par les solutions smart building. Nous proposons, pour simplifier, de regrouper les inducteurs de retombées financières en quatre catégories principales : les économies d’énergie, la réduction des coûts opérationnels, l’amélioration de la productivité et la valorisation du patrimoine immobilier.

    Les économies d’énergie

    L’une des principales motivations pour investir dans les smart buildings est la réduction des coûts énergétiques. En effet, les systèmes de gestion de l’énergie intelligents permettent d’optimiser la consommation d’énergie des bâtiments en fonction de l’occupation, des usages, de la météo et d’autres facteurs. Les économies d’énergie réalisées se traduisent directement par une réduction des factures d’électricité, de gaz et d’eau.

    La réduction des coûts opérationnels

    La maintenance prédictive est une autre source d’économies pour les smart buildings. Grâce aux capteurs et aux systèmes de surveillance, il est possible de détecter les problèmes potentiels avant qu’ils ne deviennent critiques, ce qui permet de réduire les coûts de maintenance et de prolonger la durée de vie des équipements.
    En outre, la réduction des primes d’assurance (que nous qualifions en coût opérationnel), peut constituer un avantage financier dans le contexte des bâtiments intelligents. La réduction des risques (incendies, dégradations diverses) dans les bâtiments connectés (par rapport à des bâtiments traditionnels) peut constituer un levier pour re négocier les primes d’assurance auprès des assureurs.

    L’amélioration de la productivité

    Dans le cas spécifique du tertiaire, un environnement de travail confortable et efficient contribue à l’amélioration de la productivité et de la satisfaction des employés. Les smart buildings offrent une telle possibilité, notamment à travers l’optimisation des espaces de travail et le confort lié aux paramètres environnementaux (chauffage, ventilation, climatisation, éclairages adaptatifs, solutions acoustiques avancées…).
    Ce que nous disons, c’est “plus” de confort égal potentiellement meilleure productivité.

    La valorisation du patrimoine immobilier

    L’intégration de solutions intelligentes dans un bâtiment peut augmenter sa valeur marchande et générer un meilleur retour sur investissement pour les propriétaires.
    En effet, les bâtiments intelligents sont souvent perçus comme étant plus modernes, durables et confortables, ce qui peut contribuer à renforcer leur valeur sur le marché, générant potentiellement un meilleur retour sur investissement pour les propriétaires.

    Qu’en est-il des potentielles retombées non financières ?Smart Building Retombees non financieresSmart Building Retombees non financieres

    Bâtiments connectés : Les retombées non financières

    Les retombées non financières des bâtiments intelligents sont plus difficiles à mesurer et à quantifier, mais elles sont néanmoins importantes pour évaluer l’impact global de ces bâtiments. Nous proposons de regrouper ces retombées non financières en quatre catégories principales : l’amélioration du confort et du bien-être des occupants, le développement durable et la responsabilité sociale, la sécurité et la sûreté, et l’image de marque et la réputation.

    L’amélioration du confort et du bien-être des occupants

    Les bâtiments intelligents offrent un environnement intérieur de meilleure qualité, avec une meilleure qualité de l’air, un confort thermique, un éclairage adapté etc. Ces améliorations contribuent au bien-être des occupants et à leur satisfaction globale vis-à-vis de leur espace de travail ou de vie.

    Le développement durable et la responsabilité sociale

    Les bâtiments connectés sont conçus pour consommer moins d’énergie et produire moins de déchets, ce qui contribue à la réduction de leur empreinte carbone et à la promotion du développement durable. De plus, les systèmes intelligents permettent une gestion plus efficace de l’eau. Ces éléments contribuent ainsi à la responsabilité sociale et environnementale.

    La sécurité et la sûreté

    La sécurité et la sûreté des occupants sont évidemment des préoccupations majeures pour les propriétaires et les gestionnaires de bâtiments, mais surtout pour les concernés. Les bâtiments intelligents sont en ce sens équipés de systèmes de sécurité avancés, tels que la vidéosurveillance, le contrôle d’accès et la détection d’incendie, qui améliorent la sécurité des occupants et réduisent les risques de sinistres et de dommages.

    L’image de marque et la réputation

    Enfin, les entreprises investissant dans des bâtiments intelligents démontrent leur engagement en faveur de l’innovation, de la durabilité et du bien-être des occupants, ce qui renforce leur image de marque et leur réputation. Les bâtiments intelligents peuvent également faciliter la conformité aux réglementations environnementales, énergétiques et de sécurité (Décrets Tertiaire, BACS par exemple), réduisant ainsi les risques juridiques et financiers pour les propriétaires et les gestionnaires de bâtiments.

    Les bâtiments intelligents offrent de nombreuses retombées financières et non financières, qui contribuent à leur attractivité et à leur valeur ajoutée pour les propriétaires, les gestionnaires et les occupants.
    Il nous semble essentiel, dans le contexte propre de chaque projet, de prendre en compte à la fois les retombées financières et non financières lors de l’évaluation de la rentabilité et de la pertinence d’un projet de bâtiment connecté. Cela permettra de garantir que ces bâtiments répondent non seulement aux objectifs financiers, règlementaires, mais aussi aux attentes et aux besoins des occupants ou futurs occupants, des propriétaires et; de la société dans son ensemble ! En savoir plus

  • Le Décret BACS : l’automatisation au service de la performance énergétique Tertiaire

    Le Décret BACS : l’automatisation au service de la performance énergétique Tertiaire

    Le Décret BACS (pour Building Automation Control Systems ou systèmes d’automatisation et de contrôle des bâtiments) est un levier réglementaire majeur en France, visant à accélérer la transition énergétique dans le secteur tertiaire. Il est intrinsèquement lié au Décret Tertiaire (ou dispositif Éco Énergie Tertiaire), dont il est l’outil technique principal pour l’atteinte des objectifs de réduction de consommation.

    Objectif principal du décret BACS

    Le Décret BACS rend obligatoire l’installation de systèmes de gestion technique des bâtiments (GTB) performants dans les bâtiments tertiaires. Cette obligation vise à optimiser l’exploitation des systèmes techniques (notamment le chauffage, la climatisation et la ventilation – CVC) afin de réduire de manière significative les consommations d’énergie.

    L’automatisation et le contrôle permettent d’éviter la surconsommation, de détecter les dysfonctionnements et d’assurer un pilotage dynamique en fonction des besoins réels du bâtiment (occupation, météo, etc.).

    Qui est concerné et quelles sont les échéances ?

    Le décret BACS s’applique aux bâtiments tertiaires, neufs ou existants, non résidentiels.

    L’obligation est définie en fonction de la puissance nominale utile des systèmes de chauffage, de climatisation et de ventilation combinés (CVC) installés.

    • Pour une puissance Nominale utile (CVC) supérieure à 290 kW : le 1er janvier 2025,
    • Pour une puissance Nominale utile (CVC) supérieure à 70 kW : le 1er janvier 2027.

    Note : ces dates butoirs concernent les bâtiments existants et sont celles du décret initial. Les bâtiments neufs sont soumis à des obligations dès leur construction.

    Que doit faire un système BACS conforme ?

    Le système d’automatisation et de contrôle installé doit être capable d’assurer plusieurs fonctions clés, qui sont le cœur de l’optimisation énergétique :

    1. Surveillance et enregistrement : mesurer en permanence les consommations d’énergie du bâtiment et en suivre l’efficacité,
    2. Analyse et évaluation : permettre l’évaluation de l’efficacité énergétique du bâtiment et des équipements, et alerter en cas de dérive (surconsommation, dysfonctionnement),
    3. Gestion et contrôle : permettre la régulation et le contrôle de la température intérieure, du niveau d’humidité, de la ventilation, de l’éclairage et des équipements techniques,
    4. Interopérabilité : être compatible et communicant avec les différents systèmes techniques du bâtiment pour une gestion centralisée,
    5. Interface utilisateur : fournir une interface intuitive permettant aux exploitants d’ajuster facilement les réglages et de visualiser les données.
    6. Connexion à la plateforme OPERAT : le système BACS est le principal fournisseur de données pour la plateforme de l’ADEME, nécessaire à la vérification de l’atteinte des objectifs du Décret Tertiaire.

    Lien avec le Décret Tertiaire (Éco Énergie Tertiaire)

    Le Décret BACS est considéré comme le moyen d’action privilégié pour atteindre les objectifs de réduction de consommation fixés par le Décret Tertiaire :

    • – 40 % de consommation d’énergie finale d’ici 2030,
    • – 50 % de consommation d’énergie finale d’ici 2040,
    • – 60 % de consommation d’énergie finale d’ici 2050.

    Un bâtiment équipé d’un BACS est en bien meilleure position pour atteindre ces objectifs sans avoir recours à des travaux de rénovation structurels trop coûteux.

    Inspection périodique et sanctions

    Le décret BACS introduit également une obligation d’inspection périodique du système d’automatisation et de contrôle pour s’assurer de son bon fonctionnement et de son maintien en performance.

    En cas de non-respect des obligations (non-installation du BACS aux dates limites ou absence de déclaration sur OPERAT), les entités assujetties s’exposent à des sanctions, notamment le dispositif de « Name and Shame » (publication du non-respect des obligations) et des amendes administratives pouvant aller jusqu’à 7 500 € pour une personne morale.

    Sources Réglementaires

    Le Décret BACS est encadré principalement par :

  • Décret Tertiaire : obligations et exemptions pour le tertiaire

    Décret Tertiaire : obligations et exemptions pour le tertiaire

    Le Décret Tertiaire (ou dispositif Éco Énergie Tertiaire – EET) est issu de l’article 175 de la loi Élan de 2018. Il établit une obligation progressive et ambitieuse de réduction de la consommation d’énergie finale dans le secteur tertiaire en France. Il représente la pierre angulaire de la politique publique visant à améliorer la performance énergétique du parc immobilier existant.

    Objectif Principal du Décret Tertiaire

    L’objectif central est d’imposer aux propriétaires et aux preneurs à bail de bâtiments tertiaires de réaliser des économies d’énergie substantielles et pérennes.

    Les objectifs de réduction de la consommation d’énergie finale, par rapport à une année de référence (choisie entre 2010 et 2019), sont fixés comme suit :

    • 2030, 40% de réduction par rapport à la valeur de référence,
    • 2040, 50% de réduction,
    • 2050, 60% de réduction.

    Alternative : atteindre un niveau de consommation énergétique fixé en valeur absolue (CABS) pour chaque catégorie d’activité, défini par arrêté ministériel.

    Qui est concerné par le décret Tertiaire et quelles sont les activités ?

    Le Décret Tertiaire s’applique à tous les propriétaires et preneurs à bail d’un ou plusieurs bâtiments, parties de bâtiments ou ensembles immobiliers hébergeant des activités tertiaires, dès lors que la surface de plancher cumulée de ces activités est supérieure ou égale à 1 000 m².

    Activités tertiaires concernées (liste non exhaustive) : bureaux, enseignement, commerce, logistique, santé, hôtellerie, restauration, établissements sportifs, etc.

    Exemptions notables : les constructions provisoires, les lieux de culte, et les activités à usage opérationnel à des fins de défense, de sécurité civile ou de sûreté intérieure.

    Le Dispositif de Suivi : La Plateforme OPERAT

    Le suivi de la conformité et des consommations est centralisé sur la plateforme numérique OPERAT (Observatoire de la Performance Énergétique, de la Rénovation et des Actions du Tertiaire), gérée par l’ADEME.

    Les obligations déclaratives sur OPERAT sont les suivantes :

    1. Déclaration du patrimoine : identification des bâtiments assujettis,
    2. Déclaration de l’année de référence : choix d’une année entre 2010 et 2019 servant de base de calcul pour l’objectif relatif,
    3. Déclaration annuelle des consommations : transmission des données de consommation d’énergie finale (toutes énergies confondues) chaque année.

    OPERAT fournit en retour une Attestation annuelle des consommations et une notation Éco Énergie Tertiaire pour évaluer l’avancement.

    Lien avec le Décret BACS

    Le Décret BACS (Systèmes d’Automatisation et de Contrôle) est le principal moyen technique pour garantir l’atteinte des objectifs du Décret Tertiaire.

    • Complémentarité : Le Décret BACS impose l’outil de pilotage (la GTB), tandis que le Décret Tertiaire fixe l’objectif de résultat (-40% à 2030).
    • Données : Les fonctionnalités de surveillance et d’enregistrement du BACS sont indispensables pour alimenter la plateforme OPERAT avec des données précises et fiables.

    Modulations et Sanctions

    Modulation des objectifs : Les objectifs peuvent être modulés (assouplis) dans certains cas exceptionnels et justifiés, notamment :

    • Contraintes techniques, architecturales ou patrimoniales importantes,
    • Disproportion manifeste du coût des actions par rapport aux avantages escomptés (temps de retour sur investissement trop long).

    Sanctions : Bien qu’il n’y ait pas d’amende financière immédiate pour la non-atteinte des objectifs en 2030, le non-respect des obligations déclaratives sur OPERAT ou l’absence d’un programme d’action expose les assujettis :

    • À la procédure de mise en demeure,
    • Au dispositif de « Name and Shame » (publication du nom des contrevenants sur un site internet de l’État),
    • À des amendes administratives (jusqu’à 7 500 € pour les personnes morales).

    Sources Réglementaires

    Le Décret Tertiaire est encadré principalement par :