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  • Une GTB chez soi : est-ce vraiment utile ?

    Une GTB chez soi : est-ce vraiment utile ?

    La GTB n’est pas réservée aux bureaux ou aux bâtiments tertiaires. Elle trouve également aujourd’hui sa pertinence dans la maison individuelle, où elle permet de réduire durablement les consommations d’énergie, d’améliorer le confort et de mieux maîtriser son budget. Pour juger de son intérêt réel, il est essentiel d’examiner les coûts d’installation suivant les caractéristiques de son logement que des économies potentielles pour évaluer un ROI final

    1. Une réduction chiffrée et concrète des consommations énergétiques

    Dans un logement individuel, la majorité de l’énergie est consommée dans une logique de confort sans réelle optimisation. En France, dans les logements particuliers, le chauffage représente en moyenne 55 à 65 % de la facture énergétique, suivi par l’eau chaude sanitaire (10 à 15 %), puis l’éclairage et les usages électriques divers.

    La GTB agit précisément sur ces postes en adaptant le fonctionnement des équipements aux besoins réels du logement. Elle ajuste automatiquement les températures en fonction de l’occupation ou de la température extérieure, coupe les équipements inutiles, et anticipe les apports gratuits (soleil, inertie du bâtiment, météo).

    Prenons l’exemple d’une maison de 120 m², occupée par une famille, chauffée à l’électricité. Sa consommation annuelle est d’environ 12 000 kWh, pour une facture proche de 2 000 € par an. Grâce à une GTB intégrant une régulation pièce par pièce, des scénarios horaires et un suivi des consommations, une réduction globale de 20 % est réaliste. Cela représente    2 400 kWh économisés chaque année, soit environ 400 € de facture en moins, sans dégrader le confort thermique.

    Dans les logements mal régulés au départ, les gains peuvent atteindre 25 à 30 %, notamment lorsque le chauffage fonctionne inutilement en journée (absence du ménage) ou la nuit dans les pièces sans occupation.

    2. Combien coûte une GTB pour un particulier ?

    Le coût d’une GTB résidentielle dépend principalement de trois facteurs : la surface du logement, le nombre d’équipements à piloter et le niveau d’intelligence souhaité. Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas forcément d’un investissement exorbitant.

    Pour une maison individuelle, les premiers systèmes de GTB « utiles » démarrent autour de 1 200 € pour un pilotage centré sur le chauffage. Une solution plus complète, intégrant le chauffage, l’éclairage (par exemple des interrupteurs connectés), la ventilation et l’eau chaude sanitaire (plusieurs relais et de la détection de présence), se situe plutôt à partir de  2 500 €. 

    Dans un cas courant, une maison de 120 m² équipée d’une GTB intermédiaire comprend généralement :

    • des têtes thermostatiques pour les radiateurs ;
    • plusieurs thermostats intelligents ;
    • des capteurs de présence et de température ;
    • une supervision centrale sur des protocoles internet Wi-Fi ouverts ;
    • l’installation et le paramétrage par un professionnel ;
    • Le coût total se situe alors autour de 4 000 € TTC, avec des frais de maintenance faibles, voire inexistants selon les solutions préconisées.

    3. Une rentabilité réelle sur le moyen et long terme

    Lorsqu’on met en regard les économies d’énergie et le coût d’installation, la GTB apparaît comme un investissement financièrement cohérent. Avec des économies annuelles comprises entre 350 et 700 €, le retour sur investissement se situe généralement entre 4 et 8 ans. Il se pourrait même que ce retour sur investissement intervienne plus tôt dans le cas d’une nouvelle flambée des prix de l’énergie comme vécu ces dernières années.

    Sur une période de 10 ans, un particulier économisant en moyenne 500 € par an réduit ses dépenses énergétiques de 5 000 €, soit bien plus que le coût initial d’une GTB intermédiaire. Sur 15 ans, ces économies peuvent dépasser 7 000 €, d’autant plus que les prix de l’énergie ont tendance à davantage augmenter que baisser. 

    Au-delà des chiffres, la GTB apporte aussi des bénéfices difficilement quantifiables mais essentiels :

    • un confort thermique constant, sans surchauffe ni refroidissement inutile ;
    • une meilleure qualité de l’air intérieur grâce à une ventilation pilotée à la demande ;
    • une visibilité claire sur les consommations, favorisant des comportements plus sobres ;
    • une valorisation du bien immobilier, dans un marché de plus en plus sensible à la performance énergétique.

    Pour un particulier, installer une GTB n’est plus une démarche expérimentale ou superflue. C’est une solution mature, moderne, qui permet de réduire significativement ses factures d’énergie, d’améliorer le confort quotidien et de sécuriser son budget face à d’éventuelles hausses futures. Avec des coûts désormais accessibles et des économies mesurables, la GTB s’impose comme un investissement pertinent et durable pour la maison individuelle. 

  • Bâtiment et performance énergétique – Revue de presse

    Bâtiment et performance énergétique – Revue de presse

    Quelles sont les actualités ?

    Plusieurs organisations majeures du commerce ont déposé un recours devant le Conseil d’État pour contester les obligations de réduction de consommation énergétique imposées aux bâtiments tertiaires par le « dispositif Éco-énergie tertiaire ». Les signataires dénoncent des seuils de consommation en valeur absolue qu’ils considèrent comme inatteignables pour près de la moitié des 35 000 points de vente concernés d’ici 2030, alertant sur le risque que ces contraintes font peser sur l’activité économique et le confort des clients. Face au silence du gouvernement après un premier recours gracieux, le secteur demande désormais une révision de la réglementation afin de mieux prendre en compte les réalités opérationnelles et les spécificités de chaque type de commerce

    Lien vers la source : Rénovation énergétique : le secteur du commerce saisit le Conseil d’État face à des objectifs jugés irréalistes

    L’année 2026 marque un tournant réglementaire majeur pour le BTP en France, caractérisé par une extension significative de la RE2020 à la quasi-totalité des constructions neuves tertiaires (hôtels, commerces, santé) et la généralisation du dépôt numérique des demandes d’urbanisme. Le secteur voit également l’entrée en vigueur de nouvelles grilles salariales, le déploiement du « passeport prévention » pour la sécurité au travail, ainsi qu’un assouplissement du calcul du DPE visant à sortir des milliers de logements du statut de passoire thermique. Enfin, malgré des incertitudes budgétaires, le dispositif MaPrimeRénov’ évolue avec des critères d’éligibilité recentrés et des plafonds de dépenses revus à la baisse, obligeant les professionnels à une adaptation rapide pour maintenir leur conformité et conseiller efficacement leurs clients.

    Lien vers la source : Secteur du bâtiment : ce qui change concrètement pour les professionnels en 2026

    La 10ème édition du sommet EnerJ-meeting, qui s’est tenue au Carrousel du Louvre en février 2026, a réuni les décideurs de la construction et de l’immobilier autour du thème central « Bâtir 2050 ». L’événement a mis en lumière cinq piliers stratégiques : la sobriété, l’efficacité énergétique, la décarbonation, l’adaptation au changement climatique et la désirabilité architecturale. À travers des retours d’expérience concrets, comme la transformation de parkings ou l’usage de l’intelligence artificielle pour optimiser la gestion des bâtiments, le sommet a réaffirmé que l’innovation technique et la construction bas carbone sont les leviers indispensables pour répondre aux futurs défis environnementaux tout en créant des espaces de vie durables et attractifs

    Lien vers la source : EnerJ-meeting 2026 : l’innovation et la sobriété au service du bâtiment de demain

  • Les coûts cachés de la gestion technique des bâtiments (GTB)

    Les coûts cachés de la gestion technique des bâtiments (GTB)

    Quand la promesse d’efficacité énergétique masque une facture plus longue que le devis

    La GTB est devenue un mot-clé de la transition énergétique dans le tertiaire. Alimentée par des réglementations strictes, l’augmentation des prix de l’énergie et les nouvelles solutions numériques, elle est perçue comme une évidence : équiper, superviser, réguler… et la consommation baisse.

    Cependant, la réalité est plus complexe : une GTB n’est pas juste un projet d’équipement, c’est une infrastructure stratégique avec un coût total de possession (TCO) élevé.

    Le marché des systèmes d’automatisation et de contrôle des bâtiments (BACS) en France a atteint 409,7 M€, tandis que la GTB a connu une forte hausse de +30,8 % à 131,6 M€ sur un an (source : lebatimentperformant.fr).

    Les coûts cachés de la GTB

    À l’échelle mondiale, les estimations de marché varient, mais convergent vers une croissance rapide : Fortune Business Insights projette un marché du Building Management System passant de 26,78 Md$ (2026) à 84,77 Md$ (2034) 1

    Cette dynamique est prometteuse, mais il est crucial de reconnaître que la GTB entraîne des économies tout en générant des coûts cachés, transformant souvent un projet « prometteur » en système « subi ».

    1) Le premier angle mort : la réglementation ne finance pas la complexité

    Le décret BACS fixe un cap clair : équiper les bâtiments tertiaires disposant de systèmes CVC au-delà de seuils de puissance, selon un calendrier précis, avec 290 kW (1er janvier 2025) et 70 kW (1er janvier 2027) comme bornes structurantes2.

    Le texte prévoit une porte de sortie économique : une exemption est possible si le propriétaire produit une étude montrant que l’installation n’est pas réalisable avec un temps de retour sur investissement inférieur à 10 ans, aides déduites3 .

    Cette clause est intéressante, mais elle ne règle pas le fond du problème : un projet GTB réussi ne se résume pas à “installer un système”. Il faut le concevoir, l’intégrer, le sécuriser, le faire vivre… et surtout le rendre utile au quotidien. La conformité déclenche l’action ; la performance, elle, dépend de l’exploitation.

    2) Le coût organisationnel : quand les processus se frottent à la réalité

    Une GTB transforme les habitudes organisationnelles : qui pilote, arbitrage, traite les alarmes, valide les consignes, documente ?

    Dans une structure multi-acteurs (Immobilier, IT, Achats, RSE), le surcoût n’est pas seulement technique : il est souvent organisationnel.

    Le terrain révèle rapidement les enjeux : temps humain non budgété (qualification des alarmes, analyses, reporting) et responsabilités floues (un incident GTB touche-t-il l’énergie, l’IT, ou la maintenance ?). La réunion devient essentielle pour la coordination.

    La GTB apporte une intelligence et une gouvernance. Si cette gouvernance n’est pas claire, elle engendre des coûts : retards, arbitrages tardifs et perte de confiance dans l’outil.

    Le coût organisationnel de la GTB

    3) L’addition technologique : verrouillage, licences et “petites options” qui s’accumulent

    Le coût caché le plus structurant est celui de la dépendance fournisseur. Dans les systèmes fermés, un projet démarre souvent sur un périmètre raisonnable, mais chaque évolution entraîne des coûts supplémentaires : ajouts de points, connecteurs, modules de reporting, etc. Ce manque de transparence peut rendre la tarification floue.

    En revanche, opter pour des standards et des architectures ouvertes permet de réduire ce risque en rendant les évolutions moins dépendantes d’un acteur unique, ce qui représente un avantage économique à long terme : vous investissez pour améliorer au lieu de recommencer.

    4) L’illusion du “coût projet” : le maintien en condition opérationnelle (MCO) est un projet permanent

    Une GTB est un service en constante évolution, dépendant de mises à jour, rénovations et changements réglementaires. Contrairement à une vision de « déploiement » final, elle nécessite une maintenance annuelle souvent estimée entre 15 et 20 % du coût initial, incluant contrats de maintenance, mises à jour et recalibrage. En somme, 75 % du coût total de possession d’un bâtiment provient de l’exploitation, soulignant l’importance de ne pas se limiter à l’investissement initial.

    5) Le “coût data” : la donnée est abondante… mais la donnée exploitable est rare

    La GTB promet de la donnée temps réel. Mais produire une donnée fiable, contextualisée et actionnable demande un travail souvent sous-estimé.

    Un capteur mal positionné ou un compteur mal paramétré produit de la donnée… erronée. Des équipements hétérogènes parlent des langages différents. Sans référentiel, la même zone peut avoir trois noms selon le prestataire.

    Quand la donnée n’est pas fiable, on ne pilote plus : on surveille. La GTB se transforme alors en tableau de bord anxiogène, riche en courbes, pauvre en décisions.

    Le coût data dans un projet GTB

    6) Le coût cybersécurité : l’angle mort qui devient un poste budgétaire

    Dès lors qu’une GTB est connectée (IP, accès distant, supervision centralisée), elle devient un actif numérique. Donc une surface d’attaque.

    Des acteurs de la cybersécurité rappellent que la GTB peut servir de point d’entrée : pivots vers le SI, compromission d’équipements critiques, perturbation de services (CVC, contrôle d’accès, alarmes)4 .

    Concrètement, cela implique : segmentation réseau, gestion des identités et des accès, durcissement des protocoles, mises à jour et supervision sécurité, parfois audits.

    Ces postes n’apparaissent pas toujours dans les budgets “GTB”, mais ils existent dans les budgets “IT” ou “cyber”. C’est précisément cela, un coût caché : un coût réel, mais dispersé.

    7) Le coût humain : sans formation, vous achetez de la dépendance

    Une GTB mal appropriée crée un paradoxe : plus l’outil est sophistiqué, plus l’organisation devient dépendante d’experts externes.

    À l’inverse, une GTB ouverte, documentée, et accompagnée par une montée en compétences réduit les coûts récurrents : moins d’interventions “simples” facturées, meilleure réactivité, et surtout meilleure qualité de pilotage.

    C’est aussi là que se joue la performance énergétique réelle. Les chiffres varient selon les contextes, mais des ordres de grandeur reviennent fréquemment : un guide d’accompagnement au marché du BACS (ACR) mentionne par exemple des gains pouvant aller jusqu’à 15 % selon les classes, et 25 à 30 % dans certains scénarios d’amélioration (notamment en montant en classe de GTB)5 . Ces gains ne sont pas automatiques : ils dépendent de la qualité du paramétrage, de la maintenance, et des usages.

    8) Le coût « discret » de l’investissement : combien ça coûte vraiment ?

    Un autre biais alimente les déconvenues : le coût est souvent discuté “au forfait”, alors qu’il dépend fortement de la surface, de la classe visée et de l’existant.

    Des sources professionnelles avancent des fourchettes au m². Par exemple, un site spécialisé sur les CEE évoque 15 à 45 €/m² selon la classe (C à A)6. Ces chiffres doivent être maniés avec prudence (ils agrègent matériel, logiciel, intégration de façon variable), mais ils ont un mérite : rappeler que, sur un bâtiment de 5 000 m², on parle vite d’un ordre de grandeur de 75 000 à 225 000 € avant aides, sans compter les coûts récurrents.

    Même l’installation pure est souvent sous-estimée : certains retours estiment que l’installation et la mise en service peuvent représenter 10 à 20 % du coût matériel selon la complexité7 .

    Conclusion : exiger la transparence, choisir l’ouverture

    La GTB est un levier puissant, mais elle nécessite une approche organisée sur le long terme. Les coûts cachés sont des réalités souvent mal perçues.

    Pour plus de transparence, il faut réclamer une approche en coût global (capex + MCO + cyber + exploitation), des contrats clairs et une répartition des responsabilités évidente.

    Pour plus d’ouverture, il est essentiel de défendre l’interopérabilité, la réversibilité et la maîtrise de l’architecture dans le temps.

    Le décret BACS impose un calendrier, mais la vraie performance exige de prévenir la transformation d’outils de sobriété en boîtes noires. La transition énergétique ne sera efficace que si les technologies adoptées deviennent plus ouvertes et transparentes, permettant ainsi aux organisations de gérer leurs bâtiments et leurs coûts.

    Sources pour l’article :

    1. source : fortunebusinessinsights.com ↩︎
    2. source : Légifrance — https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000047422489 ↩︎
    3. source : Légifrance — https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000047422489 ↩︎
    4. source : sysdream.com — https://sysdream.com/blog/cybersecurite-des-batiments-la-gtb-sous-pression-reglementaire/ ↩︎
    5. source : actu-environnement.com — https://www.actu-environnement.com/media/pdf/news-44300-guide-accompagnement-au-marche-du-bacs.pdf ↩︎
    6. source : reseau-cee.fr — https://reseau-cee.fr/solutions/gtb-gtc/prix ↩︎
    7. source : wanable.fr — https://www.wanable.fr/ressource-gestion-technique-batiment/installation-gtb-combien-ca-coute ↩︎

  • Bâtiment et performance énergétique – Revue de presse

    Bâtiment et performance énergétique – Revue de presse

    Quelles sont les actualités ?

    Revue de Presse : quelle est l’actualité sur la performance énergétique et les économies d’énergie cette semaine ?

    Analyse de l’efficience des aides à la rénovation

    On ne l’attendait pas particulièrement sur ce sujet, mais l’iFRAP s’invite dans la réflexion : comme toute dépense publique, l’iFRAP examine l’efficacité des aides à la transition énergétique, soulignant le poids croissant de ces dispositifs sur les finances publiques. L’analyse appelle à une simplification majeure pour optimiser l’impact environnemental de chaque euro dépensé tout en dénonçant une lourdeur administrative qui entrave souvent la réalisation des chantiers.
    Lien vers la source : DPE : on continue les injonctions contradictoires | Fondation

    Guide MaPrimeRénov’ 2026

    PrimesEnergies propose une analyse du nouveau cadre réglementaire présente une refonte des barèmes et des critères d’éligibilité pour soutenir la transition énergétique du parc immobilier.
    La stratégie privilégie désormais les financements dédiés aux pompes à chaleur et à l’isolation thermique. Son objectif central est d’accélérer l’éradication des passoires thermiques en incitant les propriétaires à engager des travaux.

    Note FOORIER : le pilotage rapporte souvent plus en confort et en économies aussi !

    Lien vers la source : MaPrimeRenov’ en 2026 : toutes les infos et évolutions – PrimesÉnergie.fr

    Mise à jour des tarifs de l’énergie

    L’annonce officielle concernant l’évolution des Tarifs Réglementés de Vente de l’Électricité confirme la réévaluation de la taxe TICFE, actant la fin définitive des dispositifs exceptionnels du bouclier tarifaire.
    Cette mesure structurelle vise à stabiliser les recettes de l’État tout en maintenant un cadre de prix régulé pour protéger le pouvoir d’achat des particuliers. Ce réajustement marque une étape clé vers la normalisation de la fiscalité énergétique après plusieurs mois de mesures d’urgence.

    Lien vers la source : Tarifs énergie -Quelle évolution pour votre facture d’électricité au 1er février ? | Service Public

    Décryptage de la facture d’électricité

    Suite aux hausses tarifaires de février 2026, le médiateur national de l’énergie détaille les composantes essentielles de la facture d’électricité pour plus de transparence.
    Cette initiative pédagogique met en lumière l’impact des taxes et aide les consommateurs à mieux comprendre la répartition de leurs dépenses énergétiques.
    Pour naviguer dans la jungle des contrats, des outils de comparaison sont mis à disposition afin d’évaluer les offres de marché face au tarif réglementé d’EDF.
    L’objectif est de permettre à chaque foyer d’optimiser son budget grâce à une analyse éclairée de sa consommation.

    Note FOORIER : et vous, vous y croyez à ces économies quand on parle de votre entreprise ?

    Lien vers la source :
    Évolution des tarifs réglementés de vente d’électricité – 1er Février 2026 – énergie-info

    Analyse du marché de l’énergie 2026

    En 2026, le secteur de l’électricité subit des mutations profondes qui pèsent lourdement sur le budget des Français.
    Hello Watt observe une transition marquée vers les offres à prix fixes, une stratégie privilégiée par les consommateurs pour se prémunir contre la volatilité des tarifs.
    Cette étude détaille l’impact direct des hausses de prix sur le pouvoir d’achat des ménages tout en analysant les nouvelles habitudes de consommation.
    Des astuces pour anticiper les hausses d’énergie dans sa maison.

    Lien vers la source :
    Météo de l’énergie : les offres les moins chères en février 2026

    Immobilier d’entreprise et les cinq tendances 2026 de JLL

    Prise de recul avec MySweetImmo qui reprend JLL.
    La flexibilité des parcs de bureaux devient une priorité mondiale puisque 72 % des décideurs immobiliers placent la réduction des coûts opérationnels en tête de leurs enjeux en 2026.
    La performance énergétique devient un critère central de valeur. L’étude indique que 91 % de la demande future de bureaux en Île-de-France émane d’entreprises engagées dans la décarbonation de leur immobilier.

    Lien vers la source :
    Immobilier d’entreprise : les 5 tendances clés pour 2026 – MySweetimmo

  • Bâtiment et performance énergétique – Revue de presse

    Bâtiment et performance énergétique – Revue de presse

    Quelles sont les actualités ?

    Évolution des normes RE2020 et transition énergétique
    Les nouveaux seuils de la réglementation environnementale RE2020, applicables dès 2025-2026, imposent des exigences accrues en matière de décarbonation pour les bâtiments résidentiels et tertiaires.
    Cette évolution met l’accent sur l’analyse rigoureuse du cycle de vie des matériaux et l’adoption impérative de systèmes de chauffage à faibles émissions de carbone. Les bureaux d’études soulignent des défis de conception techniques majeurs pour concilier ces objectifs avec les réalités du terrain.

    Lien vers la source : RE2020 janvier 2026 : les 10 nouveaux bâtiments concernés

    Tendances du marché immobilier au premier trimestre 2026
    Le secteur immobilier amorce l’année 2026 par une stabilisation notable des prix, mettant fin à une période de forte volatilité.
    Tandis que les taux d’intérêt redéfinissent le pouvoir d’achat des ménages, l’impact du diagnostic de performance énergétique (DPE) devient un levier crucial pour la valorisation des biens. Malgré les incitations gouvernementales à la rénovation thermique, les agences doivent composer avec une offre de plus en plus restreinte dans les zones tendues, imposant une refonte profonde de leurs stratégies commerciales.

    Lien vers la source : Immobilier : qu’est-ce qui change à partir du 1er janvier 2026 ? – Journal de l’Agence

    Perspectives financières et politique monétaire 2026
    L’analyse macroéconomique de la Banque Centrale Européenne pour le début d’année 2026 souligne une dynamique positive portée par la baisse de l’inflation, favorisant ainsi une reprise marquée des investissements boursiers.
    Les experts anticipent une année décisive pour les actifs de la finance verte, tandis que le secteur bancaire européen entame une phase de consolidation stratégique.
    Toutefois, l’indice du moral des entreprises reprend des couleurs sur les perspectives. Le plus haut depuis septembre 2014 !

    Lien vers la source : France: recul de l’activité du secteur privé en janvier, lien avec le « contexte politique actuel » (PMI Flash) – 23/01/2026 à 11:04 – Boursorama

  • Bâtiment et performance énergétique – Revue de presse

    Bâtiment et performance énergétique – Revue de presse

    Quelles sont les actualités ?

    Revue de Presse : trois articles identifiés cette semaine

    Tendances du marché immobilier 2026 (résidentiel)
    L’horizon 2026 dessine un marché immobilier résidentiel en pleine mutation, où la performance écologique devient le pivot central de la valorisation patrimoniale. Désormais, la rénovation énergétique ne s’envisage plus comme une option mais comme un impératif pour préserver la valeur vénale des biens immobiliers. Parallèlement, les acquéreurs ajustent radicalement leurs comportements, privilégiant la durabilité et l’efficience thermique face aux nouvelles contraintes environnementales. Cette transition redéfinit les dynamiques d’achat et impose de nouveaux standards de qualité pour l’ensemble du secteur.
    Lien vers la source : Actualité – Chauffage électrique, impact sur le DPE depuis le 1er janvier 2026

    Leviers de financement des travaux pro
    Optimiser la rénovation de vos locaux professionnels nécessite une approche stratégique des solutions de financement disponibles. L’article propose un guide qui détaille les divers dispositifs d’aides publiques et les crédits d’impôt mobilisables. Il met également en avant les prêts verts spécifiquement conçus pour soutenir la transition énergétique et l’amélioration de la performance thermique de vos bâtiments.
    Lien vers la source : Décret Tertiaire 2026 : Aides Entreprises | Financement Travaux Entreprise

    Actualités et normes de construction 2026
    Le secteur du BTP s’apprête à franchir une étape cruciale en 2026 avec un renforcement significatif des exigences réglementaires et techniques. La transition s’accélère autour des impératifs de décarbonation, imposant l’intégration massive de matériaux biosourcés au cœur des nouveaux projets. De nouvelles méthodes de construction durable émergent pour aligner durablement les chantiers sur les objectifs climatiques mondiaux. Cette évolution structurelle redéfinit désormais les standards de performance pour l’ensemble de la filière.
    Lien vers la source : BACS : « Un report qui doit servir de signal d’alerte »

  • Le report du décret BACS : qui veut éviter les économies ?

    Le report du décret BACS : qui veut éviter les économies ?

    Fin décembre, le Ministère de la Ville et du Logement a publié le Décret no 2025-1343. Ce décret reporte l’obligation de conformité BACS des « petits » sites à 2030. Fin 2025, 16% du parc immobilier assujetti était équipé. Le gouvernement prend-il donc acte de ce retard ? Et vous, que pensez-vous de ce report ?

    Le report de BACS : en profitez-vous ?

    Si l’application du décret BACS est reporté par la France, ce n’est que partiel.

    Souvenons-nous : c’est la puissance installée sur le site qui fait que le site est assujetti. Un site avec plus de 270 kW installé l’est depuis 2025. Les sites avec des puissances installées comprises entre 90 et 270 kW devaient s’organiser jusqu’à 2027. C’est cette partie des sites qui bénéficie du report. Pour les « gros » sites tertiaires, aucune modification de date.

    Ces chiffres sont abstraits pour un néophyte : en simplifiant, si votre site fait plus de 2-3000 m², avec deux chaudières à gaz pour accueillir plus de 200 personnes, vous avez de fortes chances d’être au-dessus des 270 kW. Cela dépend de votre secteur et de votre activité. La variété des sites tertiaires est vaste comme le secteur : entre les sièges sociaux, les commerces, restaurants, hôtels…

    Pour être certain de bénéficier du report, vous devez vous renseigner sur la puissance installée dans votre site.

    Le report de BACS : oui, mais le décret tertiaire ?

    Le décret BACS est complémentaire avec le décret tertiaire.

    Cela semble encore loin, il s’agit d’une obligation pour 2030… Pour simplifier, le décret BACS note le niveau d’installation de vos équipement de pilotage de la consommation d’énergie. Le décret tertiaire oblige les sites tertiaires à démontrer qu’ils ont réduit de 40% leur consommation en énergie. Ah oui, aussi pour les « petits » sites qui ont bénéficié du report cité au-dessus. 2030, c’est encore loin et tout cela peut changer. Tout le monde peut parier sur le futur.

    Deux bémols : d’abord, ces réglementations s’inscrivent dans un cadre européen. La France ne pourra pas jouer de nouveau sur le délai. C’était faisable fin 2025, car la France avait posé des échéances plus tôt que celles de l’Europe. Cette posture de meilleur élève ne sera plus jouable. Vous êtes joueur et voulez parier sur le futur : pensez-vous que les politiques environnementales vont diminuer avec les années ? Peut-être. Deuxième bémol : les recettes à venir du décret tertiaire. En pensant qu’il y aura un autre report, vous pariez sur le fait que le gouvernement renoncerait à une source de revenus déjà programmée. Et oui, les sites « hors la loi » auront à payer une amende. Et cette amende risque d’être facile à collecter, puisque les sites ayant raté les échéances déclaratives dans Operat seront suspects…

    Qui résiste à la tentation de collecter de l’argent sur un simple clic ?

    Le report de BACS : « les entreprises, surtout, ne faites pas d’économies »

    Depuis le début, nous identifions ces décrets comme deux leviers vertueux.

    Sans discours pompeux sur l’écologie, nous observons que les sites tertiaires gagnent à tous les coups avec des démarches et automatisations bien conçues. L’énergie est un levier compliqué : le gestionnaire ne veut pas se fâcher avec ses équipes et va toujours arbitrer sur le confort avant les économies. Le propriétaire va laisser le gestionnaire payer les factures d’énergie, la plupart du temps. Bref, rares sont les sites qui n’ont pas encore des économies à faire.

    Le décret BACS créait une obligation de s’y intéresser plus rapidement. Pour donner un exemple extrême, les piscines municipales : site tertiaire, amplement documenté par la cour des comptes. Votre site est surement loin des fuites d’énergie dans tous ses bassins. Toutefois, beaucoup de sites tertiaires dorment sur des gains énergétiques assez considérables. Sans travaux, juste grâce au pilotage. Et là, cela change tout. Le site n’a pas à s’arrêter pendant des mois avec un projet pouvant impacter son occupation.

    « Chouette, BACS est reporté, tant mieux pour moi ! » Vraiment ? 

    Nous finirons par cette liste de vérifications pour vous :

    • Vous êtes déjà en conformité => vous n’avez plus rien à faire, bravo.
    • Vous allez faire 40% d’économies d’énergie en 2030 => vous n’avez plus rien à faire, bravo.

    Pour celles et ceux qui auraient un doute, nous sommes disponibles.

  • Bâtiment et performance énergétique – Revue de presse

    Bâtiment et performance énergétique – Revue de presse

    Quelles sont les actualités ?

    Évolution de MaPrimeRénov’ en 2026 : entre simplification et performance – Actualité Réglementaire

    Les ajustements de MaPrimeRénov’ prévus pour 2026 visent à concilier simplification administrative et performance énergétique globale. Le dispositif prévoit le maintien du « monogeste » pour les passoires thermiques sous certaines conditions, tout en renforçant les aides aux rénovations d’ampleur. Pour les professionnels du secteur, l’enjeu principal se concentre sur la maîtrise des dossiers et l’accompagnement personnalisé via « Mon Accompagnateur Rénov’ » (MAR).

    Lien vers la source : Rénovation énergétique au 1er janvier 2026 : DPE, MaPrimeRénov’ et interdiction de location


    Élargissement du Prêt à Taux Zéro (PTZ) pour la rénovation – Actualité Institutionnelle

    Le Gouvernement officialise l’extension du Prêt à Taux Zéro (PTZ) sur l’ensemble du territoire pour l’acquisition de logements anciens, sous condition de travaux de rénovation. Cela vise à soutenir les acteurs du bâtiment face au ralentissement du marché du neuf tout en accélérant la transition énergétique du parc immobilier. Les professionnels du secteur doivent anticiper une hausse significative des demandes de devis pour des bouquets de travaux visant une performance énergétique minimale. Cette mesure constitue un levier financier majeur pour les porteurs de projets et une opportunité de croissance immédiate pour les entreprises de rénovation.

    Lien vers la source (rappel du texte d’août 2025) : un nouveau DPE au 1er janvier 2026 pour favoriser le chauffage électrique | Ministère de l’Économie des Finances et de la Souveraineté industrielle et énergétique


    Calendrier de décence énergétique : L’interdiction de location des classes G – Actualité Réglementaire

    Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G sont exclus du marché locatif, suivis d’un renforcement des contrôles prévu pour 2026. Cette échéance pousse les propriétaires bailleurs à solliciter massivement les artisans pour des projets de rénovation globale. Pour les professionnels du bâtiment, l’enjeu majeur consiste à absorber cet afflux de demandes urgentes tout en garantissant une qualité thermique irréprochable. Cette rigueur technique est devenue indispensable pour protéger les acteurs du secteur contre d’éventuels litiges juridiques liés à la performance énergétique.

    Lien vers la source : Ce qui change dans l’immobilier au 1er janvier 2026 – MySweetimmo


    RE2020 : Cap sur le seuil 2025 et la décarbonation – Veille Réglementaire

    L’entrée en vigueur des nouveaux seuils de la RE2020 marque une étape décisive vers la décarbonation profonde du secteur du bâtiment. Le durcissement du calcul de l’indice carbone impose désormais une sélection rigoureuse des matériaux, privilégiant massivement les solutions biosourcées. En parallèle, l’adoption de systèmes de chauffage bas carbone, tels que les pompes à chaleur ou la biomasse, devient indispensable pour respecter les plafonds d’émissions. Les bureaux d’études et constructeurs doivent impérativement faire évoluer leurs méthodes constructives afin d’intégrer l’analyse du cycle de vie sur l’ensemble des projets à venir.

    Lien vers la source : MaPrimeRénov’, DPE, apprentissage : faute de budget, qu’est-ce qui change vraiment en janvier ?


    Réforme du DPE : Fiabilisation des diagnostics pour les petites surfaces – Actualité Réglementaire logement
    Les ajustements du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) pour les logements de moins de 40 m² sont désormais opérationnels afin de corriger les biais techniques pénalisants. Cette réforme impose aux diagnostiqueurs et auditeurs une mise à jour immédiate de leurs logiciels de calcul pour intégrer les nouveaux coefficients de pondération. Une vigilance accrue est désormais requise lors de la saisie des données techniques, notamment pour l’isolation et les menuiseries. Ces évolutions visent à garantir une meilleure équité de traitement et à fiabiliser les étiquettes énergétiques du parc immobilier de petite taille.
    Lien vers la source : DPE 2026 : réformes, incertitudes et avenir de la rénovation – Quotidiag


    MaPrimeRénov’ Copropriété : Accélération des chantiers collectifs – Actualité Réglementaire
    Le dispositif MaPrimeRénov’ Copropriété renforce ses plafonds de financement pour stimuler les rénovations globales des parcs immobiliers privés. Cette évolution impose une synergie accrue entre syndics et professionnels du BTP pour piloter des projets d’envergure. Les priorités se concentrent sur la généralisation de l’isolation thermique par l’extérieur et le remplacement des systèmes de chauffage obsolètes. L’objectif est de décarboner les chaufferies collectives en abandonnant définitivement le fioul et le gaz à haute température au profit de solutions durables.
    Lien vers la source : Marché immobilier 2026 : tout ce qui a changé (ou pas encore) depuis le 1er janvier | Médicis Immobilier Neuf

  • Les bâtiments Potemkine

    Les bâtiments Potemkine

    Nous avons visité des dizaines de bâtiments tertiaires depuis 9 mois, et nous avons découvert des vertes et des pas mûres. A tel point que l’image nous est venue des villages Potemkine, que ce dernier aurait mis en valeur pour flatter l’Impératrice Catherine de Russie et impressionner les puissances Européennes invitées à la visite.

    Qui est Potemkine

    Pourquoi Potemkine ? D’abord rappelons qui est Potemkine, et ce qu’il a fait pour la grande Catherine.

    Potemkine, c’est Grigori Potemkine (ou Potemkin), le grand favori – et probablement l’amant – de Catherine II, impératrice de Russie au XVIIIᵉ siècle.
    Dans les années 1780, la Russie annexe la Crimée et des territoires au sud d’icelle. Catherine II veut faire de cette région une vitrine de la puissance russe. Potemkine est chargé de coloniser, organiser et développer ces nouvelles terres, notamment villes, ports, routes, armée.

    En 1787, Catherine décide de faire un grand voyage d’inspection en Crimée, accompagnée de diplomates étrangers (notamment Autrichiens et Français). Potemkine doit lui montrer que tout se passe bien.

    La légende raconte que Potemkine aurait construit des façades de villages en carton-pâte le long du Dniepr, mis des paysans « figurants », bien habillés, pour faire croire à une campagne prospère, démonté ces décors chaque nuit pour les remonter plus loin sur le trajet, afin de donner l’illusion d’un immense territoire riche et plein de vie.

    C’est de là que vient l’expression « village Potemkine » : une façade trompeuse qu’on veut montrer, contre une réalité piteuse qu’on veut cacher.

    En quoi les bâtiments visités sont « Potemkine » ?

    Les CTA Potemkine

    Voici un exemple : dans un EHPAD de 3 000 m2 que nous visitons, une première impression nous saute à la gorge, ou du moins au nez : ça sent abominablement mauvais. Un mélange de désinfectant et de fèces. Nous sommes en plein hiver, il gèle dehors, tout est fermé. Personne ne semble se formaliser de la situation. Au bout de quelque temps, la physiologie fait qu’on ne remarque plus l’odeur.

    Au bout de quelques minutes d’audit, nous constatons la cause : sur 8 Centrales de Traitement de l’Air (CTA), système de gaines qui aspirent l’air vicié et insufflent de l’air neuf plus ou moins réchauffé par différents moyens, 5 sont en pannes. Et d’après leur aspect, depuis un bon nombre d’années. Il y a un technicien sur site, qui découvre avec nous. Il y a une entreprise de maintenance « CVC » (Chauffage, Ventilation, Climatisation), qui nous dit qu’elle est au courant, qu’elle a averti le responsable, mais qui n’a pas donné suite aux devis de remise en état proposés.

    La Balneo Potemkine

    Deuxième exemple : toujours dans un EHPAD, il y a une « balnéo », en fait une piscine spécialement aménagée pour le bénéfice des résidents. L’EHPAD a été inauguré en grande pompe par le maire, le président du département et tout un aéropage de personnalites il y a des années, et cette balnéo était un des motifs de fierté mis en avant lors du cisaillage du ruban tricolore.

    Seulement… la balneo est vide d’eau. Parce que les carrelages antidérapants « sont trop coupants », donc la balneo aussitôt inaugurée, n’a jamais servi. Ok pas de chance. Shit happens.

    Seulement… la balneo vide de personnel et de résidents depuis plus de 10 ans est chauffée ! A pleine balle, comme le révèle la caméra thermique qui montre les serpentins d’eau chaude sous les carrelages. Pire, la CTA de cet espace, une rolls royce des CTA car devant traiter de l’air chloré, est elle aussi en chauffe, pour rien. Pire du pire, en ouvrant les caissons de CTA, nous découvrons des flaques d’huile du moteur des ventilateurs, 5 cm sous les moteurs immobiles mais brulants.

    Pourquoi ?

    Nous en parlons au responsable qui nous explique la situation : précédent responsable technique malhonnête licencié pour fraude, responsable actuel qui fait ce qu’il peut. Mainteneur qui n’est pas capable d’expliquer les devis prohibitifs envoyés. Familles, résidents, personnel, finances à gérer… Sujet tout de même assez technique. Valse des responsables d’EHPAD. Et voilà des centaines de MWh annuels qui chauffent les petits oiseaux toute l’année depuis plus de 10 ans.

    Nous avons rencontré des dizaines de tels cas. Les bâtiments qui fonctionnent bien et sont maitrisés par leurs résidents, mêmes si ces bâtiments sont neufs, sont l’exception et pas la règle.

    Nous aurons l’occasion d’évoquer d’autres cas dans de prochains articles

    En conclusion

    Le pilotage énergétique des bâtiments, pour conjuguer sans fautes confort des résidents et frugalité énergétique (donc carbone et économique), se doit de faire appel aux bonnes pratiques : faire simple, faire appel à des normes et standards largement répandus, des technologies modernes plébiscitées par des centaines de millions d’utilisateurs donc éprouvées, et faire appel à des praticiens qui couvrent le sujet de bout en bout suivant les deux axes : axe 1 – dans la durée, depuis la conception initiale jusqu’à la maintenance, et axe 2 – transversalement, entre électricité, plomberie, aménagement, informatique, design, réglementation, confort d’usage, valeur patrimoniale, coût de construction et de fonctionnement.

    Nous avons découvert que cette double couverture, pour plein de bonnes et mauvaises raisons, n’est jamais présentes dans aucun des bâtiments que nous avons rencontrés. Alors que notre métier d’origine du conseil en stratégie et transformation numérique nous avait habitué à faire cette couverture dans toutes nos missions.

    C’est notre motivation à Foorier que de transposer nos savoir-faire de conseil au secteur du bâtiment, pour le confort des résidents et la frugalité énergétique et économique.

  • Smartbuilding ou tour de Babel ?

    Smartbuilding ou tour de Babel ?

    Depuis plusieurs années, nous conseillons des dirigeants dans la manière la plus pertinente d’utiliser les technologies numériques pour mieux gérer ce qui est en général leur deuxième dépense après les salaires : leurs locaux. Force est de constater, ici comme ailleurs, que le désordre et le foisonnement règnent. Comment y voir plus clair dans ce qui ressemble à une tour de Babel ?

    « Nous avons 300 clés »

    Notre première intervention en smartbuilding a démarré quand un de nos clients nous a demandé de l’aider pour numériser l’accès à ses espaces, dans des bâtiments d’enseignement. Antoine Matta a parfaitement raconté l’histoire dans son article.

    Comme de bonne pratique, nous avons démarré par l’inventaire des accès à numériser, et par la structuration, qui a résulté en 3 types :

    • Accès depuis l’extérieur ;
    • Accès de l’intérieur de l’enceinte de l’école à des bâtiments ;
    • Accès à des pièces (classes, bureaux, locaux techniques) à l’intérieur du bâtiment.

    Pour chacun de ces trois types, nous avons proposé une pile de technologies, en choisissant comme des bonnes et coruscantes pratiques que nous rappelle régulièrement Jean-Paul Figer :

    • Des standards de l’Internet, W3C, IETF ;
    • Des technologies utilisées par des dizaines, et si possible, des centaines de millions d’utilisateurs ;
    • Des technologies Cloud.

    En l’occurrence, nous avons empilé :

    • Google Workspace (déjà présent) avec des Groupes d’utilisateurs pour définir les droits d’accès ;
    • Un SaaS de gestion d’accès ;
    • Des contrôleurs locaux ;
    • Les mêmes badges Mifare Desfire que ceux déjà utilisés pour la cantine et les imprimantes ;
    • Des badgeuses là où nécessaire ;
    • Des portiers video full Internet pour les accès depuis l’extérieur ;
    • Des poignées avec des hubs pour les portes.

    Nous avons démarré par un PoC, qui a permis de s’assurer que les performances revendiquées dans les documentations marketing étaient au rendez-vous.

    Contrôle d'accès moderne : les conseils
    Contrôle d’accès moderne

    Les bénéfices pour notre clients ont été nombreux :

    • un coût deux fois moins élevé qu’une proposition d’un serrurier classique ;
    • une praticité de gestion et une sécurité bien plus élevées : il suffit de mettre ou de sortir un compte d’un groupe dans la console de Google Workspace pour activer ou désactiver un badge. Pas besoin de programmer les serrures ou les badges, qui ne contiennent aucune information locale autre que celle qui descend du Cloud ;
    • une robustesse industrielle : les contrôleurs locaux interrogent, le SaaS, qui lui-même interroge en cascade Google Workspace, toutes les 5 minutes pour mettre à jour les droits. Si on a une panne d’internet ou d’un des quelconques maillons, on a un fonctionnement en ilotage, avec comme seul inconvénient la non mise à jour des droits pendant la panne ;
    • des technologies interopérables, non propriétaires, donc durables : si demain un constructeur fournit de meilleures poignées, on les prend, sans avoir à tout changer par ailleurs.

    La tour de Babel des technologies : capteurs et actionneurs

    La grande difficulté rencontrée par le marché est le zéro et l’infini :

    • zéro : soit il n’y a rien, ou on a l’impression qu’il n’y a rien ;
    • l’infini : soit il y a une offre pléthorique et on ne sait pas quoi choisir tellement il y a de technologies.

    Dans ce dernier cas, on ne sait pas quoi choisir : LoRaWAN, Bluetooth, ZigBee, ZWave, Wi-Fi, Matter, Thread… avec, pour ces technologies, parfois des appareils incompatibles entre eux, malgré le fait qu’ils portent le même logo de technologie.

    Notre crible de bonnes pratiques (standard, > 100 M utilisateurs…), appliqué à ce besoin, nous conduit à choisir le Wi-Fi, qui certes a des inconvénients, mais qui sont graduellement compensés, par la masse d’offres et d’usages.

    De la même manière que l’eau, l’électricité, la ventilation ou l’évacuation des eaux usées, il va falloir que le monde de la construction intègre qu’il faut que chaque endroit d’un bâtiment soit connecté sans fil à l’Internet, et concrètement cela veut dire avoir un câble RJ45 de catégorie 5 ou plus par pièce, pour connecter un point d’accès Wi-Fi, et une (ou plusieurs si le local est étendu) armoire réseau avec des switches PoE, tout cela branché à une box internet très haut débit (même si c’est parfois un face norà escalader). C’est évidemment plus simple à traiter en construction neuve qu’en rénovation, notamment si on doit faire des saignées pour faire passer des câbles qui manquent.

    Ecran de smartphone montrant un speedtest avec un débit download de 93,7 Mbps et un débit upload de 21,3 Mbps
    Le Wi-Fi à très haut débit symétrique, une utilité identique à l’eau, l’électricité, l’évacuation des eaux usées

    La tour de Babel des technologies : apps, protocole et hyperviseur

    La guerre des technologies fait aussi rage dans les couches d’interface homme-machine : Tuya, eWeLink, Smart Life, Apple Homekit, Google, Amazon Alexa, l’open source Home Assistant, les apps Netatmo, Shelly, autres application de constructeur, etc. La liste est longue comme un jour sans pain.

    Peut-on admettre, parce qu’on a choisi un type d’appareil, d’accepter une adhérence qui oblige d’utiliser le Cloud et l’app du constructeur ?

    Car cette captivité que cela crée vis-à-vis de ce constructeur, a des inconvénients majeurs :

    • Ergonomie : faut-il avoir n apps parce qu’on a choisi des capteurs et des actionneurs auprès de n constructeurs ?
    • Intégration : comment faire pour actionner un éclairage dans une technologie X, si le capteur de présence et de luminosité est dans une technologie Y, et que les deux Cloud et app ne se parlent pas ?
    • Pérennité : que se passera-t-il si un jour le constructeur ne maintient plus son Cloud / son app ? Le capteur et l’actionneur devront-ils partir à la poubelle et être remplacés ?

    Je le rappelle, nous utilisons des standards, notamment de communication. En IoT, il y en a un qui est MQTT, et si capteurs et actionneurs s’en servent, peu importe le Cloud et l’app du constructeur, on pourra toujours utiliser capteur ou actionneur pendant des années, 5 à 10 en général, avant que l’électronique ne rende l’âme.

    Autre standard à utiliser : l’hyperviseur. Nous avons jeté notre dévolu sur Home Assistant, qui permet de consolider quasi toutes les technologies de capteurs et d’actionneurs en une seule app : l’open source Home Assistant, pour lequel nous avons écrit un article dans notre Blog.

    Notre rôle d’architecte : éviter les adhérences, maintenir les degrés de liberté

    Notre travail consiste, en finalité, à rendre service aux entreprises avec les technologies. Pour que ce soit efficace, performant, pas cher et durable, nous déployons des principes éprouvés dans des centaines de contexte, et faisons ainsi bénéficier nos clients des apports des technologies. Eux n’ont pas cette connaissance et ni le temps ni l’intérêt de l’acquérir. C’est l’essence de notre métier.

    Nous avons résolu ce problème de tour de Babel dans le smartbuilding en faisant le choix des standards, qui évitent les adhérences donc d’être emprisonnés dans l’univers technologique d’un constructeur, en sélectionnant les gagnants du marché sanctionnés par des centaines de millions d’utilisateurs, et en assemblant tout cela, depuis l’intention stratégique, jusqu’à la mise en oeuvre opérante sur site.