Le BACS de Babel

Le BACS de Babel est éparpillé façon puzzle entre CVC et CFO/CFA.
Lors d’une récente mission sur un bâtiment en cours de construction, nous avons pu une fois de plus constater les effets délétères de l’inexistence du BACS, improprement traduit par GTB ou GTC en français. En fait, s’il est inexistant c’est très souvent parce qu’il est éparpillé entre lots CVC et CFO/CFA.

Et c’est même pire que pas de BACS du tout.

Pourquoi ? Je vais vous le dire.

Parce que le cahier des charges du maître d’ouvrage stipule un ensemble d’exigences de collecte de données de systèmes énergétiques et de pilotage de ces mêmes systèmes, par nature transverses. Mais la réponse apportée à ces exigences est traitée en silo tant bien que mal entre des attributaires des différents lots en fonction de leurs savoirs, de leurs habitudes, de leur bonne volonté et de la coordination, ou non, entre tous ces lots
Voici une illustration sur un bâtiment de 3000 m2 :

  • Gestion des éclairages : une technologie avec un protocole A non IP filaire, un serveur web dédié numéro 1 ;
  • Collecte des données de sous comptage électrique : protocole B non IP, filaire, consolidé dans un serveur web dédié numéro 2 ;
  • Pilotage de la production d’eau chaude sanitaire : protocole B filaire (alors que les appareils sauraient communiquer en standard IP), consolidé dans le serveur web numéro 2 (ouf) ;
  • Pilotage des centrales de traitement de l’air : protocole B filaire, consolidé dans le serveur web numéro 2 (re ouf) ;
  • Pilotage de la climatisation : système propriétaire du fabricant, dans son propre Cloud ;
  • Pilotage des radiants électriques : par fil pilote. Pas d’intégration prévue dans le BACS ;
  • Pilotage des panneaux solaires PV : système propre du fabricant.

Les responsables de ce bâtiment vont donc se retrouver avec CINQ interfaces de gestion avec à chaque fois un login, un mot de passe, une ergonomie propre, des données éparpillées et très compliquées à consolider, une dépendance à de multiples fournisseurs avec chacun leur contrat de fourniture et de maintenance et les risques de non pérennité des systèmes. 

Ce constat est loin d’être isolé et montre l’intérêt et l’importance de se donner une vision transversale et consolidée du BACS par un acteur capable de parler 5 langues : les protocoles et technologies présentes dans les bâtiments, la performance énergétique des batilents, la réglementation, le numérique de l’Internet, la conduite de projet complexe et transverse. 

Les technologies permettent aujourd’hui d’équiper un bâtiment avec un BACS comme on met une montre connectée à un humain : simplement, pour un coût abordable, avec une ergonomie simple donc compréhensible par tous, utile. 

Si vous n’en êtes pas convaincu, je vous invite à nous contacter : philippe.kalousdian@foorier.fr

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